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BILAN DU MANDAT DE M. JOVIC
Depuis 6 ans, nous avons toujours adopté une position constructive et proposé des ajustements sur les projets envisagés par l’équipe majoritaire, vous pourrez les découvrir et vous faire votre propre opinion sur ces projets qui auraient pu être menés différemment si nos propositions avaient été entendues.
Pour préparer l’avenir, il faut d’abord regarder la réalité en face. Cette rubrique rassemble des éléments objectifs sur la situation de la commune : finances, urbanisme, sécurité, équipements, services, cadre de vie.
Ces constats s’appuient sur des données publiques, des documents officiels et notre expérience d’élus d’opposition au cours du mandat qui s’achève.
Notre objectif n’est pas de polémiquer, mais de permettre à chacun de comprendre les enjeux auxquels nous devrons faire face dans les 6 prochaines années.
Urbanisme : réalisations et engagements PLHI
Entre 2018 et 2023, plus de 600 logements ont été construits à Épône, soit largement au-delà des objectifs initialement fixés.
Malgré cette évolution déjà très rapide, la majorité sortante a choisi de poursuivre dans la même voie pour les cinq prochaines années, en approuvant en février 2025 les objectifs du Programme Local de l’Habitat intercommunal (PLHi) de Grand Paris Seine & Oise, qui prévoient plus de 500 logements supplémentaires pour Epône.
Les élus d’Épône au cœur ont voté contre cette délibération, estimant cet objectif insoutenable pour la commune.
Nous proposons au contraire de limiter les constructions nécessaires au seul secteur de la gare, dans le cadre d’un projet d’écoquartier maîtrisé et concerté.
maison médicale
Un projet nécessaire pour lutter contre la désertification médicale, OUI pour une maison médicale à Épône !
Mais un choix d’emplacement incompréhensible :
- Un coût de construction élevé sur un terrain peu adapté
- Pas de places de stationnement pour les patients, seulement 9 pour la quinzaine de personnes qui devront y travailler !
- Un engorgement renforcé du centre-bourg, alors même qu’il faut en faciliter l’accès pour permettre à nos commerçants de travailler !
Quand on discute avec des médecins, leur premier critère de choix, ce sont les capacités de stationnement à proximité immédiate du cabinet. Quel gâchis !
Nos propositions (toutes rejetées par Messieurs Muller et Jovic sans même avoir lancé d’étude d’opportunité).
En 2022, nous avons milité pour la positionner à la place de la Boulangerie Ange
Avantages : Une localisation attractive pour les médecins et facile d’accès pour tous les Epônois, dont les habitants d’Elisabethville, avec un vaste parking pour le personnel médical et les patients (critère n°1 pour un médecin)
Un coût de construction nettement inférieur en raison de la configuration du terrain
Refus de l’équipe majoritaire d’étudier cette option !
En 2023, nous avons proposé de l’installer à la place des locaux de l’ancien CCAS
Avantages : Un bâtiment appartenant à la commune qu’il suffisait de rénover et toujours d’importantes capacités de stationnement à proximité immédiate
Au lieu de cela, 350.000 € de rénovation pour le louer à une association …
En 2024, nous avons proposé de profiter de l’obligation faite par l’architecte des Bâtiments de France de rénover l’hôtel de l’Univers pour y implanter la maison médicale et de créer un parking de 30 places sur le terrain où l’équipe majoritaire s’est entêté à la construire, Place de la Libération
Là encore, aucune prise en considération de cette proposition
Ce n’est qu’à quelques jours de l’ouverture que les dernières cellules vacantes ont été pourvues avec un accord de partenariat avec une association récemment créée qui s’est engagée à mettre à disposition 1 urgentiste et 1 généraliste, sans garantir que ce sera bien toujours le même médecin qui sera présent.
sécurité
La sécurité du quotidien est une préoccupation majeure pour les habitants d’Épône.
Pourtant, au cours du mandat qui s’achève, les moyens consacrés à ce domaine ont été insuffisants et irréguliers.
Dès 2022, nous alertions sur la fin de la police intercommunale avec Mézières, conséquence directe du non-remplacement des postes que la commune d’Épône devait financer. En octobre 2023, le chef de la police municipale s’est retrouvé seul en fonction, situation révélée par la presse locale.
Par ailleurs, alors que 600 000 € d’investissements avaient été votés en 2024 pour moderniser la vidéoprotection, aucune dépense d’équipement n’avait été engagée en fin d’année. En 2025, seul un contrat a été signé, sans lancement effectif des travaux à ce jour.
Ce n’est qu’à deux mois de l’élection municipale qu’un quatrième agent a finalement été recruté, après plusieurs années d’insuffisance d’effectifs.
Ces éléments montrent que la sécurité n’a pas été traitée comme une priorité constante tout au long du mandat.
Article du parisien du 05/10/2023
"À Épône, le policier municipal travaille...tout seul"
Autrefois vitrine de « la police intercommunale », la brigade locale a assisté, impuissante, à la fin de ce dispositif pourtant prometteur. Conséquence, Grégory Bion se retrouve seul et doit assurer la sécurité de cette ville yvelinoise de 6500 habitants.
Le mariage aura vécu. Longtemps présentée comme un modèle de réussite, la fusion des trois polices municipales des Yvelines (Épône, Mézières et La Falaise) en 2018 à tourné à l’échec. Ces deux dernières villes se sont retirées de la coopération intercommunale. Le divorce à abouti à une drôle de situation : désormais il n’y a plus qu’un seul policier municipal à Épône. Ils étaient encore 6, il y a encore quelques mois, à occuper le bureau situé en face de l’hôtel de ville.
Désormais seul, Grégory Bion, aidé de la fidèle Betty, la secrétaire, assure la permanence de la « PM » et la sécurité quotidienne de cette commune de 6500 habitants. « Seul, je ne peux interpeller personne car ma sécurité n’est pas assurée. C’est frustrant car l’essence même de mon métier est de rendre service à la population ».
Nouveau collège
Une urgence qui n’a pas été anticipée envoyant les enfants d’Elisabethville au collège d’Aubergenville depuis 2021 ! Nous en avions fait une priorité dans notre programme de 2020 !!!
La solution retenue : une aberration écologique, économique et qui ne place pas nos enfants dans de bonnes conditions d’apprentissage !
- Toutes les études montrent que la gestion d’un collège de 800 élèves pose bien plus de difficultés qu’un collège de 500-600 places
- Destruction préalable du club de tennis, puis du collège actuel, artificialisation des sols au mépris des engagements sur la préservation des espaces naturels : l’exact opposé de ce que les décideurs publics doivent faire pour limiter l’impact écologique de leurs décisions !!!
- La capacité de 800 places notoirement insuffisante pour faire face aux besoins dès 2032 : 40% de logements supplémentaires sur Epône-Mézières d’ici 2030, dont 514 à Epône !!! (source PLHI voté par l’équipe majoritaire de M. Jovic)
- Pour le Département, coûts préalables à la construction : 1,3 million € pour couvrir l’oléoduc, 2 millions € pour détruire/reconstruire les terrains de tennis ; et nécessité de construire un second collège d’ici 2032 pour accueillir les nouveaux arrivants
- Pour Epône, 1.200.000 € pour reconstruire des terrains de tennis sans retrouver le niveau d’équipement actuel (3 terrains vs. 6 aujourd’hui)
Dès 2021, nous avons suggéré de privilégier une solution à 2 collèges : construction d’un nouveau dans le quartier de la gare et rénovation de l’actuel.
Les avantages :
- Une friche disponible (ancien site Turboméca), limitant l’impact écologique d’une nouvelle construction
- 2 établissements à taille humaine (500 à 600 élèves) plutôt qu’un unique collège de 800 élèves
- Une capacité d’accueil permettant de répondre aux besoins à long terme
- Un accès à pied pour 80% des enfants scolarisés dans le nouveau collège
- La possibilité de créer un pôle scolaire (école maternelle/élémentaire avec Mézières) et un nouveau gymnase
- Aucun coût pour Epône, un budget inférieur pour le Département
Impact financier pour Épône:
En construisant le nouveau collège dans le quartier de la gare, cela permettait aussi de construire dès maintenant le nouveau groupe scolaire maternelle/primaire prévu dans ce quartier + le gymnase nécessaire pour le collège. Une mutualisation des moyens pour un rapport bénéfice-coût maximal pour nos deux communes d’Epône et Mézières ! C’est d’ailleurs un projet identique qui vient d’être inauguré à Sartrouville, ville dont le maire est le 1er Vice-Président du Département …
Faute de vision à long terme, le lobbying fait par MM. Muller et Jovic pour construire le nouveau collège à la place de l’actuel et des tennis va peser lourd financièrement pour Epône :
- Déjà 250.000 € dépensés pour acheter les terrains en bord de Mauldre pour reconstruire le club
- Un coût estimé de 200.000 € pour la reconstruction de 3 courts de tennis (au lieu de 6 !) avec un reste à charge de 1.000.000 € pour la commune. Et encore, cette estimation ne prend pas en compte les difficultés spécifiques du site envisagé, il est loin d’être acquis qu’il sera possible de reconstruire le club à cet endroit ou alors pour un coût potentiellement bien plus élevé !
Et les victimes collatérales sont nombreuses :
- Destruction du club de tennis, fin de la pratique de ce sport à Epône, tant pis pour les 130 enfants et les 120 adultes adhérents
- Habitants du chemin des Coyards, déjà victimes des inondations régulières et qui vont se retrouver encadrés par les 160 logements construits à la place des Compagnons du Devoir, un nouveau collège avec vue sur leurs jardins et de futurs terrains de tennis qui viendraient imperméabiliser les sols, alors que c’est aujourd’hui un lieu où se déversent les eaux de la Mauldre en cas de crue. Sans compter le ballet des camions de travaux pendant plusieurs années !!!
- 3 ans de travaux pour nos collégiens qui vont étudier dans le bruit du chantier de construction, puis vont se retrouver à l’étroit dans une cour de récréation minuscule pendant 1 an, puisque les espaces de détente du futur collège sont prévus à la place du collège actuel
- Les Epônois des quartiers Sud (Vélannes, Chemin Vert, Canada, haut du bourg) qui vont voir les difficultés de circulation s’aggraver avec le ballet des camions de travaux sur la route de La Falaise
les écoles
En novembre 2020, nous nous sommes opposés en Commission d’Appel d’Offres à la signature d’un marché avec un bureau d’étude pour préparer le déplacement de l’école maternelle des Lavandes que M. Jovic voulait fusionner avec celle des Pervenches : une promesse majeure de leur programme électoral de 2020.
Au vu du nombre de nouveaux logements construits, il nous paraissait évident que les locaux existants devraient servir pour ouvrir de nouvelles classes aux Pervenches et à Madeleine Vernet pour répondre aux besoins d’accueil d’une population scolaire en forte augmentation
Résultat : abandon du projet de fusion en 2022, 100.000 € investis pour rien dans l’étude de regroupement et 6 nouvelles classes ouvertes en 5 ans dans les écoles du centre-bourg !!! Quand on pense qu’une nouvelle école avait été construite en 2019, quel dommage de ne pas avoir anticipé correctement les besoins, surtout après avoir pris un emprunt sur 40 ans pour la financer !
Dans le même temps, abandon du projet d’école pluri-communale avec Mézières qui aurait permis de déconcentrer nos enfants qui continuent à s’entasser dans les écoles du haut, avec toutes les difficultés qui en résultent : sécurité routière aux heures d’entrées/sorties, gestion de la cantine en flux tendu, surcharge du nombre d’élèves dans de nombreuses classes, …
Et ce n’est qu’à la rentrée 2025 (à 6 mois de l’élection) que M. Jovic a enfin rétabli le nombre d’ATSEM à 1 par classe en maternelle, ce qui n’était plus le cas depuis 4 ans aux Pervenches …
Évolution de la taxe foncière
Le graphe ci-dessous montre l’évolution du produit de la taxe foncière depuis 2013. En orange, les années où l’équipe actuellement en place a décidé d’augmenter le taux de la part communale, 3 fois en 10 ans, alors qu’il était resté inchangé entre 1977 et 2013.
City Stade
La construction d’un City-stade était dans notre programme de 2020, nous constatons donc avec satisfaction que M. Jovic en prévoit un dans le budget 2024. Mais quand nous découvrons qu’il envisage de le construire au niveau du stade de football, nous manifestons notre étonnement.
Le stade se trouve à 2 kilomètres du centre bourg et se situe sur la commune de La Falaise ! Pourquoi dépenser autant d’argent public (375.000 €) dans un équipement qui ne sera pas accessible pour les plus jeunes ?
Quelques semaines plus tard, nous découvrons que d’importants travaux ont débuté à l’entrée de La Falaise et nous voyons sur les plans situés à l’entrée du site qu’a débuté la construction d’un complexe de loisirs ambitieux, le parc de jeu de la Mauldre. Ce parc intergénérationnel offre des espaces ludiques et sportifs accessibles à tous, avec une aire de jeux, un city-stade, des terrains de pétanque, et des zones de promenade adaptées aux personnes à mobilité réduite.
Le 29 mars 2025, la maire de La Falaise inaugure ce magnifique parc, qui, grâce aux subventions obtenues auprès de l’Etat, de la Région, du Département et de GPS&O n’aura coûté que 70.000 € à sa commune.
Quelques mois plus tard, le City-stade d’Epône ouvre à son tour, à 400 mètres de celui de La Falaise, il aura coûté finalement 385.000 €, avec un reste à charge pour Epône de près de 200.000 €.
6 mois après, il reste sous-utilisé, son éloignement du centre est rédhibitoire pour de nombreux enfants (et parents !), alors que le plateau d’évolution, situé lui en plein centre, est toujours aussi peu accueillant, avec un accès qui reste désespérément fermé, y compris en périodes de vacances scolaires et que les jeunes du parc locatif 1001 Vies continuent à se rendre au city-stade de Mézières, faute d’équipements sportifs dignes de ce nom dans leur quartier.
Décidemment, la gestion des priorités d’investissement de M. Jovic est difficile à comprendre …
Transports
Après avoir déjà fait de multiples promesses sur l’amélioration de l’offre de transport en 2014, M. Muller et M. Jovic nous promettaient en 2020 que cette fois, c’était la bonne, grâce à leur travail de chaque instant, Epône allait enfin pouvoir bénéficier d’une offre de transport digne de ce nom !
Reprenons mot pour mot leurs engagements de 2020 :
Accompagner la réorganisation des lignes de bus (rabattage (sic !) Gare, ligne A14-La Défense, inter cités)
Création d’un réseau épônois de navettes : Bourg – Velannes – Canada – Gare – Elisabehtville
Création d’un parking de covoiturage
Plan vélos : aide à l’achat ou à la location, parkings, abris, point entretien, voies cyclables
Vous l’aurez compris, en rouge, ce qui n’a pas été fait en 6 ans, en orange, ce qui a été fait partiellement et en vert ce qui a été, en effet, réalisé (même si on pourrait disserter longuement sur la pertinence des bandes cyclables telles qu’elles ont été faites …).
Dès la 1ère réunion de la commission Finances / Développement Durable (nous n’avons jamais compris pourquoi le DD était associé aux finances plutôt qu’à l’urbanisme, ce qui explique peut-être pourquoi Epône a pris autant de retard dans la lutte contre le réchauffement climatique et la végétalisation des espaces publics), Emmanuel BOLLE, expert reconnu dans le secteur de la mobilité, avait proposé à MM. Muller et Jovic de travailler avec eux pour améliorer l’offre de transport à Epône. Leur réponse avait été sans appel : « Nous venons de faire une étude avec GPS&O, nous avons tout ce qu’il nous faut ».
6 ans après, aucun des engagements pris en 2020 n’a été tenu. Mais cela n’empêche pas M. Jovic de nous affirmer pour la campagne de 2026 que nous aurons bien très bientôt une augmentation de la fréquence sur la ligne 5444 et une nouvelle ligne entre Maule et Epône …
En effet, il serait temps de disposer, enfin, d’une offre de bus qui soit en adéquation avec les besoins de la population ! Mais, contrairement à ses affirmations, rien n’est acté et il va falloir se battre avec détermination pour que ces avancées se concrétisent au plus vite.
Lors d’une réunion publique qui s’est tenue à Bonnières début février, Emmanuel BOLLE, seul élu d’Epône présent, a interrogé Laurent PROBST, Directeur Général d’IDFM sur la date prévue pour le renforcement de l’offre de bus tant attendue et sa réponse a été claire : « Je ne peux pas vous répondre, rien n’est officiellement acté. » En effet, aucune délibération n’a été prise en ce sens par Ile-de-France-Mobilités et comme nous savons maintenant que le nombre de trains par heure passera de 3 à 4 en 2030 (et pas en 2027 !), il est un peu tôt pour annoncer triomphalement que la fréquence des bus augmentera à très court terme.
D’ailleurs, les 3 schémas publiés dans le Epône Magazine n°40 qui vient d’être distribué, sont extraits d’une étude réalisée par le bureau d’étude TTK (cité dans l’article) pour le compte d’IDFM et dont la commune a été destinataire à titre d’information, comme toutes les communes de GPS&O concernées. Publier des extraits d’une étude qui n’appartient pas à Epône, réalisée pour le compte d’une Autorité Organisatrice qui n’a rien validé officiellement est à la fois cavalier vis-à-vis des sociétés et administrations concernées et trompeur pour les Epônois.
Il y a énormément de travail devant nous pour réussir à doter Epône d’une offre de transport qui réponde vraiment à nos besoins. Vous trouverez nos propositions dans la rubrique « Transports » de notre programme et cela demandera une implication permanente du futur maire d’Epône auprès de GPS&O et d’IDFM. Etre un acteur actif, plutôt que d’attendre passivement que les recommandations faites dans une étude technique se concrétisent et se transforment en décisions pérennes.
Car si l’on retourne à 2020 et aux promesses faites à l’époque par MM. Jovic et Muller, ce même bureau d’études, TTK, venait de réaliser une étude pour le compte de GPS&O. Serez-vous étonnés d’apprendre que les conclusions de leur travail, qui avait bien sûr été présenté à nos élus épônois, recommandaient de faire circuler la ligne 5444 (qui s’appelait ligne 9 en 2020) toute la journée et le samedi, avec une fréquence de passage tous les ¼ d’heure en périodes de pointe, soit exactement ce qui nous est promis aujourd’hui ?